Actualité d’époque

Cela s'est passé un 03 août

 

 

  • Samedi 03 aot 1940
    • A Tullins dans l'Isère, il ne sera plus délivré de bons de sucre aux restaurateurs, hôteliers et cafetiers. Les clients sont tenus d'apporter leur sucre.
    • Les cartes de rationnement sur les pâtes, le riz, la graisse, le savon entrent immédiatement en vigueur.
    • Otto Abetz, très introduit dans toutes les manifestations mondaines de la capitale, propagandiste nazi notoire dès avant la guerre, est nommé ambassadeur du Reich à Paris par Ribbentrop.

  • Dimanche 03 aot 1941
    Bombardement anglais sur Kiel, Hambourg et Berlin.

  • Jeudi 03 aot 1944
    • Des renforts américains traversent la Haye-du-Puits, important carrefour routier vers la Manche Sud libérée depuis le 9 juillet après des combats acharnés.
    • Le Colonel Henri Zeller qui arrive du Vercors et se pose sur l'aérodrome d'Alger Maison Blanche en vue d'obtenir un entretien avec le Général De Gaulle pour lui exposer la situation dans les Alpes Françaises.
    • Conscient qu'après l'assaut et l'encerclement du Vercors des Maquisards ont pu s'échapper et trouver refuge auprès des populations des communes voisines, par une radieuse journée d'été, après Saint-Marcellin et Vinay,  très tôt le matin, la ville est encerclée par un contingent de la feldgendarmerie placé sous les ordres du sinistre S.S. Oberland accompagnée de son égérie, la trop célèbre Mireille Provence. Il déclare que Tullins est un repère de Terroristes et qu'ils sont venus à titre de représailles mettre fin à cet état de chose. Il exige qu’avant 11h00, différentes denrées lui soient remisent: 100 litres de vin rouge, 100 litres de vin blanc, le tout en bouteilles, 50 bouteilles de Champagne, du beurre et des cigarettes. Plus tard le tambour municipal juché sur une voiture allemande informe la population que tous les hommes âgés de 18 à 35 ans doivent se présenter sans délai sur la place Jean Jaurès. Les postes de T.S.F., les vélos et automobiles doivent également être livrés aux occupants. Les Allemands perquisitionnent mais ne trouvent ni les maquisards qui ont été prévenus à temps, ni les armes, ni les parachutes cachés dans le four de la ferme Rey-Giraud à l'île Barbier. L'Officier allemand procède à l'interrogatoire des hommes qui se sont présentés. Il les répartit en deux groupes. Grâce à l'intervention du docteur Gondrand qui fait valoir qu'il a opéré un important officier S.S. à l'hôpital de Rives et que l'opération a réussi, le nombre d'otages est finalement ramené à 16. Ils seront emmenés au Q.G. de Saint-Nazaire-en-Royan. Il est un peu plus de 16h00, les fouilles n'ont rien donné. Les soldats broient et criblent de balles le tas de poste de T.S.F. confisqué quelques plus tôt. Les pneus des vélos sont lacérés et les voitures rendues inutilisables. Certaines sont emportées par les Allemands, elles seront retrouvées quelques jours plus tard entre Cognin et Izeron. Il est un peu moins de 17h00, les Allemands lèvent le camp.
    Le lendemain, le docteur Gondrand en compagnie de sa sœur, mademoiselle Autissier, se rend à Valence pour obtenir des autorités allemandes d'autres libérations. Cinq autres Tullinois sont alors libérés, et c'est finalement onze otages qui sont conservés par les Allemands, dont 4 seront déportés. Un seul ne reviendra pas, Simian, pris à Tullins alors qu'il s'enfuyait.
    • L’ O.K.W. (Oberkommando der Wehrmacht = Commandement Suprême de la Wehrmacht: terre – air – mer) informe le Général Wiese qui a pris le 1er juillet le commandement de la XIXème Armée Allemande, de l’imminence d’une opération aéronavale Alliée d’importance. La date, pas plus que le lieu ne sont bien évidemment pas connus, bien que ce dernier soupçonne fortement les sites du delta du Rhône et la baie de Fréjus.
    • Lors d’un discours qu’il prononce à Berlin, Hitler déclare : « Je me juge indispensable à la Nation parce que celle-ci a besoin d’un homme qui ne capitule sous aucune condition. »