Actualité d’époque

Cela s'est passé un 26 mai

 

 

  • Mardi 26 mai 1942
    • Début du siège de Bir-Hakeim où sont retranchées les F.F.L. (Forces Françaises Libres).
    • En Libye, le maréchal Rommel lance une offensive contre la VIIIème armée britannique.

  • Mercredi 26 mai 1943
    Tentative de coup de main dans la nuit du 26 au 27 mai pour la récupération de deux camions citernes Berliet de l’armée, pleins d’essence, entreposés dans un garage des Transports Grindler, à Mens dans le Trièves, en Isère, peu après l’Armistice de 1940. Très mal préparée par le capitaine André Virel, qui a exposé le projet à Pupin, Dalloz et Farges (responsables de maquis), l’opération débute par le rendez-vous du commando de Corps Francs composé de huit hommes, au Bar " Le Sully ", Cours Jean Jaurès à Grenoble. Les Huit hommes sont : Jo Beaudoingt, Samuel Simon (chefs), Ackermann, Magnat, Olleck, Piqueret, Nallet et Baptiste Converso. Dans le bar, le Capitaine Virel (en uniforme !), accompagné de Surle et Macaire, se joignent au commando. Emile Farçat (Capitaine Pons), officier de réserve tente de dissuader Virel de poursuivre l’expédition qu’il juge trop aventureuse. Il n’est pas entendu. La camionnette transportant le commando franchit plusieurs barrages italiens sans trop de difficultés. A partir de là, tout tourne mal. La mauvaise préparation et la mauvaise organisation donne des résultats sans appels. Les deux camions sont entreposés dans un garage à proximité d’un cantonnement de soldats italiens dont il faut détourner l’attention des 2 sentinelles. Les camions étaient parait-il équipés de moteur à essence. Ce sont en fait 2 diesels posés sur cales dont il manque les roues et les Delcos que le commando découvre. Il faut abandonner l’opération, c’est un échec complet, il est impossible de faire bouger las camions. Au retour, nouvelle erreur, la camionnette reprend la même route pour pouvoir déposer le capitaine Virel à Grenoble malgré le couvre feu imposé par les Italiens, alors qu’un itinéraire différent était prévu pour le retour. Arrivé à Pont de Claix, aux portes de Grenoble, la camionnette tombe sur un barrage établi récemment. A l’intérieur, les hommes détiennent leurs armes non dissimulées à portée de main en somnolant. Pendant le contrôle des occupants de la cabine, des soldats soulèvent la bâche arrière et c’est le coup de filet. Le lieutenant qui commande le groupe fait aligner les 11 " terroristes " qui vont être fusillés sur-le-champ. Coup de théâtre, un caporal italien finit par convaincre l’officier de les amener à Grenoble pour les interroger et où ils seront fait prisonniers. Là encore, nouvelle erreur, un carnet bourré d’informations précieuses est saisi dans les poches du capitaine Virel.

  • Vendredi 26 mai 1944
    • BOMBARDEMENT DE LA GARE DE TRIAGE
    Entre Saint Martin le Vinoux et Saint Égrève (Isère) Dans le cadre des préparatifs du débarquement, et pour gêner au maximum les déplacements de troupes, tout en ne focalisant pas les objectifs exclusivement sur la Normandie (ce qui n’aurait pas manqué d’éventer le projet), l’aviation américaine prend pour cible l’importante gare de triage de la Buisserate située entre Grenoble et Saint-Égrève, à la hauteur de Saint-Martin-le-Vinoux. Il est capital d’empêcher l’ennemi d’apporter des renforts sur le secteur de la Normandie. Vers dix heures, un raid de forteresses volantes s’approche de Grenoble. Les sirènes hurlent, quelques instants plus tard, des bombes pleuvent un peu partout, même sur le polygone. L’objectif pratiquement intact, met en évidence, l’imprécision des appareils de visée de l’époque. Par contre, les habitations et populations civiles sont durement touchées. De très nombreux Grenoblois et banlieusards, dès l’alerte terminée, se précipitent au secours des bombardés. Ce sont des scènes d’horreur, des scènes bouleversantes et pénibles. Les sauveteurs travaillent jusqu’à la nuit pour dégager les victimes prisonnières des décombres de leur maison, ou donnent les premiers soins aux blessés. On dénombre 37 morts et de nombreux blessés, ce vendredi 26 mai 1944. L’opération se renouvellera hélas le 16 août, avec les même motivations, pour protéger l’opération « Dragoon » du 15 août en Provence.
    • BOMBARDEMENT DE SAINT ETIENNE
    Les Alliés décident la destruction de la manufacture d'arme de Saint Etienne ("Manufrance"). Ils déversent 1 500 bombes sur le site, mais font en fait beaucoup de victimes civiles, beaucoup d'habitations sont détruites ou endommagées, et par contre, peu de dégâts sur les ateliers visés.
    • Le Comité de Libération Nationale se proclame « Gouvernement Provisoire de la République Française ».
    • Les Japonais lancent une offensive en tenaille sur Canton et sur Hankou.